La récente controverse autour des déclarations du Secrétaire Régional à l'Agriculture de Madère a remis sous examen le modèle d'organisation du secteur bananier dans la région. L'affirmation selon laquelle les producteurs de bananes mécontents des prix payés pourraient "chercher d'autres moyens de s'organiser et d'écouler leur produit" a provoqué de fortes réactions, les critiques considérant cette possibilité comme pratiquement limitée.
Il est soutenu que les producteurs dépendent structurellement de la GESBA, l'entité responsable de la commercialisation et de l'accès au soutien financier, ce qui conditionne la liberté d'organisation et la création d'alternatives viables. Les points sensibles incluent l'accès aux aides européennes, qui pourraient être liées à la livraison de la production à la GESBA, soulevant des questions sur la concurrence du marché et la liberté d'association.
La discussion s'étend également à l'évolution des prix payés aux producteurs, qui n'ont pas suivi de manière constante les coûts de production au cours des deux dernières décennies, et aux interventions de l'Autorité de la concurrence. Alors que le gouvernement régional justifie la commercialisation centralisée pour assurer la stabilité de la production, les critiques rétorquent que ce modèle pourrait limiter l'autonomie des agriculteurs.




