L'accident ferroviaire d'Urda, près de Tolède, qui a fait 69 victimes, alimente un débat parmi les experts. La tragédie résulte-t-elle d'une seule erreur humaine ou révèle-t-elle de profondes faiblesses du système de sécurité ferroviaire espagnol ?
L'enquête porte sur la réaction du centre de contrôle de l'Adif à Madrid-Atocha, après la panne du système de sécurité LZB sur la ligne à grande vitesse Madrid–Séville, le matin du 28 octobre. La circulation est passée en mode dégradé, et un AVE de Renfe a été autorisé à reprendre sa marche normale, avant de percuter un train d'Iryo à l'arrêt plus loin.
Des ingénieurs comme Antonio Martín-Carrillo et José María Pérez Revenga estiment que le problème dépasse l'opérateur ayant donné l'autorisation. Ils insistent sur la nécessité de redondances. Les causes définitives dépendront de l'analyse des boîtes noires et des enregistrements.
Le ministre des Transports, Óscar Puente, a attribué une partie des faits à une erreur d'appréciation du régulateur. L'enquête doit établir pourquoi le LZB a cessé de fonctionner et pourquoi le train d'Iryo n'a pu repartir.